HISTORIQUE
1972, 1973, 1974, 1975, 1976, 1977-1978, 1979, 1980-1982, 1983-1984, 1985-1986, 1987-1988, le décès de Claude Brunet, 1989-1990, 1991-1993, 1994, 1995, 1996-1997, 1998-1999, 2000-2001, 2002-2003, 2004, 2005-2006, 2007-2008
LES DÉBUTS Juin 1972 Claude Brunet, Monique Germain-Magny, Lucien Roussel et Raymond Dumais, tous résidents de centres pour malades à long terme, se rencontrent. Des suites de leurs observations naît le Comité des malades pour la défense des droits humains fondamentaux lésés de façon révoltante dans certains établissements de santé de la province de Québec.
12 juillet 1972 La Presse publie le manifeste rédigé par les quatre à l'adresse du ministre de la Fonction publique d'alors, M. Jean Cournoyer, qui dirige les négociations entre le Front Commun syndical et l'État employeur. Ce manifeste demande qu'une « clause de protection pour les malades chroniques » soit incluse dans la convention collective. Ils rédigent lettres et articles, font des interventions à la radio et à la télévision afin de sensibiliser le public au sort de leurs frères plus démunis. Le Comité des Malades double son effectif. Des lettres de lecteurs et sympathisants, des plaintes, commentaires et témoignages révèlent des désordres sérieux dans différents points de la province et confirment le Comité dans sa mission.
3 août 1972 L'Association des hôpitaux du Québec, en réponse à la requête du Comité des Malades, recommande la présence d'un comité de malades dans chaque hôpital.
Octobre 1972
Des actions législatives sont préconisées par le ministère des Affaires sociales pour la formation de « Comités de bénéficiaires » dans chaque établissement de soins prolongés et chaque centre d'hébergement recevant des adultes.
1er décembre 1972 Dans une lettre-testament envoyée à « Québec-Presse », Jean-Paul Machabée, douloureusement marqué par une hospitalisation, demande que soient remises au Comité des Malades ses économies, 640 $. Ainsi naît le Fonds Jean-Paul Machabée : un désespéré donne tout ce qu'il possède afin que les malades à long terme aient plus d'espoir.